Une histoire d'Inkland

La dernière nuit sur Inkland

Chaque journal Hearth est accompagné d'une petite créature d'encre appelée inkling. Voici le premier chapitre de leurs origines : une fiction d'auteur, en dix cases. Elle ne lit le journal de personne. C'est juste une histoire.

La dernière nuit sur Inkland

Une étoile de papier blanc à hublot rond traverse un ciel bleu nuit en laissant une traînée d’encre. Un petit visage bleu regarde dehors.
Quelque part, très loin, une petite étoile est pressée.
Une petite planète bleue vue de l’espace : des océans d’encre, des îles de papier plié et une mer en spirale au centre.
Voici Inkland. Les mers sont d’encre. La terre est en papier, pliée en montagnes. Chaque phrase qu’on a voulu écrire y tombe en pluie.
De petites créatures d’encre bleue barbotent au bord d’une mer d’encre, devant des montagnes de papier plié.
Les inklings naissent de gouttes du Grand Encrier. Ils grandissent près des mots. Surtout, ils barbotent.
La nuit, sur le rivage de papier, un jeune inkling montre du doigt une tache blanche et brillante parmi les étoiles.

Cette étoile, elle est en train d’effacer les autres ?

Une nuit, quelqu’un a remarqué une tache.
Une immense comète blanche, comme de la peinture épaisse et fraîche, emplit le ciel. Sa queue efface les étoiles. De minuscules inklings regardent depuis le rivage.
C’était une comète en correcteur liquide. Brillante. Énorme. Ridicule. On l’a appelée le Grand Blanc.
De vieux inklings à petites lunettes rondes plient des étoiles de papier blanc dans une salle de papier éclairée par une lampe.

¹ Voyagez léger.

Les Anciens ne parlent qu’en notes de bas de page, et lentement. Cette nuit-là, ils n’ont presque rien dit et ont plié des étoiles-capsules jusqu’au matin.
Un inkling bleu tasse un bouton, un caillou en écharpe rouge et un casque-bocal dans une étoile de papier bien trop petite.

Le casque est indispensable. Le caillou, c’est la famille. Le bouton est une preuve.

Inkling n’a pas voyagé léger.
Des centaines d’étoiles de papier lumineuses s’élèvent de la planète en un large éventail. La comète blanche reste loin, dans un coin.
Chaque capsule visait une seule chose dans l’univers : une page où il reste de la place. Puis le ciel s’est rempli de petites lumières.
Une seule étoile de papier dérive dans le noir. Par son hublot, un inkling bleu dort contre la vitre.
Le noir était très grand. En route, Inkling a baptisé la capsule Insubmersible II, et refuse de parler d’Insubmersible I.
Une immense page lignée s’incurve comme la surface d’une planète tandis qu’une minuscule étoile s’en approche.
Et puis, droit devant : une page. Presque vide. Plein de place.

Tu sais ce qui s’est passé ensuite. C’est arrivé sur ta page.

Sa façon d'atterrir, c'est sa personnalité

Quand tu commences un journal, une capsule atterrit sur ta première page, de travers. Tu donnes un nom à ce qui en sort, et sa façon d'atterrir décide de sa façon de te parler.

Classique
S'est relevé, s'est épousseté, a fait coucou. Malice chaleureuse.
Rêveur
A atterri en douceur, puis est resté allongé à regarder le ciel. Rêveur et lent.
Pétillant
A rebondi quatre fois en criant « encore ». Fête tes petites victoires.
Capitaine
A atterri pile où il voulait, d'après lui. Pince-sans-rire.
Lutin
A atterri la tête en bas et refuse d'en parler. Petit chaos ambulant.

La suite de l'histoire

Les chapitres deux à cinq arrivent à mesure que ton inkling grandit, une transmission à la fois. Rien à débloquer, rien à acheter, et chaque chapitre reste là pour être relu.

Laisse-en un atterrir sur ta page

Gratuit, et privé par défaut. Tes premiers mots le réveillent.